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La ressource humaine est le premier capital sur lequel l’Afrique devra compter

Pour ENDA lead Afrique, il faut rendre de plus en plus présent dans les esprits des jeunes leaders la conviction selon laquelle « la ressource humaine est le premier capital sur lequel compter ».

LEAD Africa, LEAD International et la Fondation SHELL s’étant associés pour mettre en œuvre le programme LEAD Africa Fellowship (LAFP) qui devrait, à terme, être le programme majeur de formation en leadership pour l’environnement et développement durable en Afrique. Si l’année 2010 a constitué une étape charnière dans l’évolution du LAFP, par sa mise en œuvre dans les deux pays pilotes (Sénégal et Nigeria), 2011 aura été celle du démarrage effectif du programme de formation au Tchad, avec le recrutement de 27 jeunes leaders dans le cadre de la cohorte 16.

La formation des Associé(e)s de la cohorte 16 de LEAD Afrique Francophone, a été articulée sur le modèle pédagogique de base qui a été élaboré par le réseau LEAD international. Toutefois, des innovations majeures ont été apportées dans le processus de recrutement et dans le traitement des dossiers d’application. Comme pour les cohortes précédentes, il a été aussi question d’une formation dynamique dispensée, non pas sur le modèle académique, mais de façon pratique.

L’accent est mis sur six blocs thématiques complémentaires que sont : (i) la compréhension commune du développement durable, des problèmes d’environnement et des défis majeurs qui se posent en Afrique ; (ii) la prise de conscience des enjeux et des implications du développement durable ; (iii) le renforcement des capacités et des aptitudes individuelles et collectives ; (iv) l’adaptation au changement climatique; (v) la capacité d’agir en qualité d’acteur de changement social ; et (vi) la mise en réseau et la consolidation de l’esprit communautaire. Tout ceci a été articulé autour de concepts fondamentaux qui servent de socle et éclairent en même temps les démarches d’apprentissage suivantes :

  • L’apprentissage par la pratique qui permet de développer des aptitudes, des comportements et des réflexes conformes à l’esprit de la citoyenneté ;
  • L’apprentissage par le mentorship.

Comme annoncé lors de son lancement en 2010, le programme LEAD Africa Fellowship a connu en 2011 l’élargissement à un nouveau pays, après le Sénégal et le Nigéria. Le Tchad est devenu le troisième pays à abriter le LAFP en Afrique, grâce au travail remarquable mené par l’Association Nationale locale, érigée en un véritable laboratoire de recherches-actions.

Le processus de recrutement des candidat(e)s de la cohorte 16 a abouti à la sélection de 27 jeunes leaders qui ont bénéficié d’un programme de renforcement des capacités en matière de leadership pour le développement durable. Au sortir des sessions nationales et celle panafricaine, ces derniers ont mené plusieurs études et recherches en 2011.

Dans ce cadre, cinq projets de recherche-action portant sur (i) l’accès à l’eau potable en milieu rural, (ii) l’orientation et l’appui aux filles en difficulté, (iii) la gestion des eaux usées, (iv) la mise en place des clubs Environnement dans les lycées publics et (v) l’éco-santé dans la zone d’exploitation d’une carrière de rhyolite ont été menés et réalisés par les Associés de la Cohorte 16 du Tchad.

D’autres études ont également été menées par ces Fellows de la cohorte 16. Elles portent sur :

  • la prise en compte de la vulnérabilité des communautés locales dans le financement du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) : contribution de Mme BENOUDJI Colette dans la publication 2011 du Réseau Climat et Développement ;
  • l’impact des bourses et de la responsabilisation des femmes sur l’amélioration du taux de scolarisation des enfants en milieu rural au Tchad (LEAD Tchad/Académie pour le Développement de l’Education) ;
  • l’entrepreneuriat social par la création d’une ferme verte, qui est le prolongement du Projet de Recherche Action de, Mme BENOUDJI Colette (Fellow de la cohorte 11 de LEAD Afrique Francophone et Coordonatrice de LEAD Tchad), qui a été sélectionné parmi les meilleures idées d’affaires de 2012 par le Projet intitulé « le Trans-Saharian Professional Exchange Program (Findlay University) » qui devrait normalement, au cours de l’année 2012, aboutir à un court séjour de formation à l’université de Findlay en entreprenariat social et à l’élaboration d’un plan d’affaires en vue d’une recherche de financement de cette entreprise..
  • l’analyse de la chimie de l’eau du fleuve Chari lors de sa traversée de la ville de N’Djaména qui est le sujet de thèse de doctorat de DJIMRA Ngaram, Associé de LEAD Afrique Francophone (Université de Lyon),
  • l’étude des processus et des conséquences socio-spatiales des mutations des espaces ruraux tropicaux sous l’effet de la mise en œuvre de la politique de décentralisation, qui est le sujet de Mémoire de M2 Recherche de l’Associé Yamingué BETINBAYE, Associé de la Cohorte 12 de LEAD Afrique Francophone (Université de Ngaoundéré),
  • le répertoire des pratiques et connaissances traditionnelles susceptibles de favoriser la conservation de la biodiversité au Tchad (Yamingué BETINBAYE);

LEAD Africa Fellowship (LAFP) qui s’articule autour de deux éléments essentiels que sont le « Leadership » et le « Développement durable » s’inscrit dans la logique et la démarche de formation jusqu’ici utilisées par LEAD Afrique Francophone. Pour la cohorte 16 qui a eu comme parrain, le Professeur Amamadou Makhtar MBOW, ancien Secrétaire Général de l’UNESCO, ce programme s’est fondé sur les leçons apprises de son riche expérience de plusieurs années, pour améliorer qualitativement son processus de recrutement. Lors de la journée le lancement de la cohorte 16, le parrain de la promotion a partagé avec la jeune génération de leaders, son parcours et sa trajectoire. Un cours magistral qui répond à la volonté de susciter chez les jeunes l’ambition de se forger, à son image, un destin à la mesure des défis de notre époque, des exigences actuelles et des aspirations de leurs peuples. Sur une centaine de candidatures reçues, 30 personnes ont été retenues : 11 personnes du secteur public, 10 du secteur privé, et 9 de la société civile.

Cette diversité de profils et d’horizons professionnels est une des principales caractéristiques de la cohorte 16. On y retrouve, entre autres, des sociologues, des géographes, des ingénieurs agronomes, des juristes, des ingénieurs polytechniciens, des spécialistes de la communication, des spécialistes du développement communautaire, des financiers, âgés de 25 à 40 ans. Il s’agit là d’une donne qui tient compte des évaluations antérieures qui ont consisté à tirer les leçons de l’expérience pour innover, chaque fois que de besoin, en intégrant des recommandations spécifiques formulées au cours des différentes étapes du processus de recrutement. Ont été également pris en compte les résultats de l’évaluation globale de la formation, au terme de la graduation de la cohorte, par le Comité de sélection, l’équipe pédagogique et les Fellows eux-mêmes.

Source: http://endatiersmonde.org

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